Réflexologie Intégrale - Acupuncture sans aiguille

Notre corps est traversé par tout un réseau de câbles qu’on appelle « les nerfs ». Ce système nerveux prend ses sources, pour une partie, dans le bulbe rachidien juste sous le cerveau, et pour l’autre partie, dans le rachis, le long de la colonne vertébrale. Ces câbles traversent tout le corps ainsi que les organes et se ramifient en plusieurs branches pour aller jusqu’à leurs terminaisons au niveau de l’épiderme. Déjà dans l’embryon, les différentes couches qui vont composer tous les tissus et organes corporels (endoderme, ectoderme, mésoderme) sont traversées par les prémices du système nerveux. Donc, partout sous la peau, nous avons des terminaisons (ou récepteurs) nerveuses de différents câbles qui parcourent le corps.

Nous n’avons pas la même quantité de terminaisons nerveuses partout dans le corps. En effet, certaines parties de notre corps sont plus riches que d’autres : Les pieds, les mains et surtout le visage sont les zones où l’on possède le plus de récepteurs nerveux. La partie du corps qui possède le plus de récepteurs nerveux au cm² est la langue…

Le Dr Wilder Penfield (1891-1976), neurochirurgien Canadien, après avoir défini une zone « motrice » et une zone « sensorielle » dans le cortex,  a mis en évidence cette quantité de terminaisons nerveuses en élaborant un Homonculus dont les dimensions des parties du corps sont proportionnelles à la quantité de terminaisons nerveuses (les parties du corps sont donc modelées selon leur sensibilité au toucher – autrement dit, selon la taille relative qu’elles occupent dans le cortex somesthésique).

On constate que nos terminaisons nerveuses sont bien plus nombreuses sur le visage et les mains que partout ailleurs dans notre corps.

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    penfieldhomunculus

    Les dimensions de cet homonculus sont également liées à la complexité de mouvements que les différentes parties du corps sont capable de faire (les mains sont capables d’attraper et tenir des objets de formes très différentes alors que le visage est capable d’une multitude d’expressions grâce à la quantité de muscles commandés par les douze paires de nerfs crâniens (que nous verrons plus en détails par la suite). Ce système nerveux, d’autres civilisations bien plus anciennes que la nôtre, en avaient déjà la connaissance et la capacité à exploiter ses bienfaits sur la santé. L’utilisation du système nerveux revient à utiliser les principes de la physique, soit l’utilisation d’un petit courant électrique. Ainsi, toute réaction de biochimie demande un quantum d’énergie pour se réaliser ; et ce besoin d’énergie est particulièrement nécessaire dans l’évolution des maladies chroniques dégénératives, si l’on espère une amélioration. De plus, l’énergie est la « colle » qui fait que les ingrédients mis en jeu en chimie s’associent entre eux pour des synthèses renouvelées ; sans énergie, sur un organisme déjà affaibli, tout se fait plus lentement, voire rien ne se produit.

    C’est donc l’échec. Et la différence entre échec et succès est justement la vitalité du patient. Un paramètre physique donc. Physiologiquement, en stimulant un recepteur nerveux sous-cutané, nous déclenchons un petit courant électrique. Ce signal qui sera acheminé jusque dans notre cerveau, sera analysé puis décodé. Le cerveau, sachant de quel câble provient ce signal électrique, va déclencher l’ordre de stimuler tout ce qui traverse ce câble (muscles, organes, glandes,…). Il est important de comprendre que chaque schéma de réflexion n'est pas en liaison directe avec telle ou telle partie du corps ou organe mais bien avec le cerveau. Attention, stimuler ne veut pas nécessairement dire « faire travailler davantage » mais ça peut signifier également « apaiser ». En d’autres termes et de façon très simple, quand on stimule une terminaison nerveuse, le cerveau va ordonner à notre corps de sécréter et/ou d’assimiler (métaboliser) plus ou moins de substances pour qu’il conserve ou retrouve un fonctionnement au mieux de ses possibilités. On appelle ça l’homéostasie.