Petite Histoire de la Réflexologie Dien Chan

Il existe différents courants de réflexologie faciale mais aujourd’hui on attribue la technique la plus aboutie au Pr Bùi Quôc Châu dont les travaux ont permis de mettre en évidence la découverte de nombreux schémas représentant le corps et les organes sur le visage et le crâne.

C’est en étudiant les différentes disciplines de santé asiatiques mais également occidentales que le Pr Bùi Quôc Châu a su trouver les ponts entre chacune pour en tirer la quintessence.

Sa méthode, qu’il a baptisé « Diện Chẩn Điều Khiển Liệu Pháp » permet également de stimuler l’organisme pour l’aider à se réguler et se renforcer.

Le Dien Chan a vu le jour en 1980 à Ho Chi Minh ville (ex Saigon) au Vietnam.

 

Pour bien comprendre la technique Dien Chan, allons faire un petit tour dans le passé et à ses origines.

Le Vietnam est un pays d’Asie du sud-est qui a été, à plusieurs reprises depuis des millénaires, sous la domination de la Chine. La culture Vietnamienne est donc très fortement imprégnée des traditions Chinoises : la médecine traditionnelle, les philosophies, religions, régime politique…

Le peuple Vietnamien, très fier de son pays, ne s’est, évidemment, jamais laissé faire et sa culture se transmet aussi beaucoup au travers des récits historiques et des légendes.

À la fin du XIXème siècle, la France tente de conquérir le Vietnam, qui sera libéré à la fin des années 40 au prix d’une grande famine.

Durant la guerre du Vietnam des années 70 contre les américains, le Pr Bùi Quôc Châu, alors acupuncteur, soignait les blessés toxicomanes dans un dispensaire. C’est en constatant la pauvreté de son peuple qui n’avait pas accès aux soins médicaux qu’il a eu cette volonté de mettre au point une méthode simple permettant à chacun de renforcer sa santé et se prendre en charge car, selon lui, nous devrions tous avoir cette éducation et responsabilité sur sa propre santé.

Pour mettre au point cette méthode, le Pr Châu s’est tout d’abord inspiré des grandes philosophies et modes de pensées asiatiques et plus particulièrement venant de Chine comme le Taoïsme, le Confucianisme, le Bouddhisme, le Yi King etc. Il a également utilisé les histoires populaires Vietnamiennes qui servent de leçon de vie pour, toujours selon lui, « rendre les gens meilleurs ».

Le Monisme nous dit que : « Dans une partie, on trouve le Tout »

Le Relativisme : l’Absolu n’existe pas, tout est relatif, tout est donc par rapport à autre chose (c’est une des notions du Yin et du Yang).

Le Taoïsme, par exemple, explique que nous devons rester modeste, humble face à la nature.

Confucius est vénéré par les lettrés Vietnamiens car son enseignement (qui est devenu une religion) apporte de grandes valeurs aux peuples. Cette philosophie humaniste nous explique que la réforme de la collectivité n'est possible que si elle commence par la réforme de chaque individu puis de sa famille. Confucius nous parle d’harmonie entre les hommes par la notion du « devoir » de chacun envers les autres mais il nous parle également de bonté que l’on doit avoir.

Le Yi King, c’est l’art de la mutation, de la transformation. Tout est mouvement. La stagnation engendre les problèmes. Par exemple, dans notre corps, les aliments sont transformés par la digestion, pour être assimilés par l’organisme qui va récupérer tous les nutriments nécessaires à son bon fonctionnement.

Le Pr Châu s’est également penché sur la symbolique de la linguistique. Vous savez, les jeux de mots. Bien souvent, il y a des symboles quand même bien troublant. Il est fréquent de constater par exemple dans un couple qui traverse une période difficile, que l’un des deux se blesse au genou. C’est quand même étonnant non ? Je-Nous.

En continuant ses travaux, il est allé piocher du côté des différentes techniques de santé naturelle. C’est ainsi qu’il a étudié le mode fonctionnement de bon nombre de ces techniques afin d’en tirer la quintessence et regrouper les points communs pour en élaborer sa version de la réflexologie faciale, le Dien Chan.

L’Acupuncture

Constituant une des cinq branches de la médecine traditionnelle chinoise (MTC) avec la diététique chinoise, la pharmacopée chinoise (herbes médicinales), le massage Tui Na et les exercices énergétiques (Qi Gong et Tai-chi), c’est aussi la branche la plus connue chez nous en occident. En tant que médecin de MTC, le Pr Bùi Quôc Châu a utilisé largement les principes de l’acupuncture pour élaborer les protocoles de soin en Dien Chan.

Le Kobido

Les Japonais ont très vite utilisé le visage comme source de stimulation de l’énergie de l’organisme pour préserver la beauté. Il semblerait que ce soit l’Impératrice au XVème siècle qui aurait souhaité faire développer une technique de massage du visage : le Kobido. Cette technique utilise les principes du massage Anma, repris par la suite par les praticiens Shiatsu par la stimulation des méridiens de l’acupuncture chinoise qui se trouvent sur le visage pour renforcer l’organisme et ainsi préserver la jeunesse et la beauté.

Le Do In

Est une technique d’auto-massage issue des connaissances de la médecine traditionnelle chinoise également dédiée à la relaxation et l’apaisement de chacun par la régulation de l’homéostasie de l’organisme.

Le Qi Qong (également écrit chi gong ou chi kung ou encore ki kung…)

C’est une des disciplines qui fait partie intégrante de la médecine traditionnelle chinoise. Cette technique est destinée à préparer l’organisme par des mouvements lents de gymnastique associé à une respiration particulière dans le but d’améliorer la circulation de l’énergie vitale à travers l’organisme.

Le Reiki

Ici, la notion de l’énergétique adhère aux principes de la physique quantique, où l’on s’imprègne de l’énergie de tout ce qui nous entoure ; puisque, à l’échelle de la physique quantique, la matière est constituée en majeure partie d’énergie… vous savez, les électrons qui gravitent autour des noyaux d’un atome, le font grâce à un champ de force qui fait en sorte que personne ne se touche (un peu comme les planètes autour du soleil qui suivent un chemin bien précis sans se toucher).

  • Lire la suite

    Diện Chẩn Điều Khiển Liệu Pháp

    Le nom complet de la méthode que le Pr Bùi Quôc Châu a mise au point est « Diện Chẩn Điều Khiển Liệu Pháp ». Aujourd’hui, cette méthode est communément appelée : « Dien Chan » (vous trouverez des ouvrages où la méthode est baptisée Dien Cham’. Il s’agit d’une transformation et une simplification de la méthode originale que j’explique très volontiers dans mes stages mais que nous n’évoquerons pas ici.

    Que signifie « Dien Chan » ?

    Allons chercher directement dans les dictionnaires (từ điển) que nous pouvons trouver au Vietnam :

     

    Diện = « Représentation ». Et par extrapolation : « réflexion », « reflet ».

    Mais attention, le vietnamien utilise un grand nombre d’accents. Une différence d’accent donne au même mot une signification toute autre : « Điện » (avec un D barré) signifie alors électricité, que l’on pourrait également traduire par énergie.

    On peut constater encore que thể diện ou diện tích  signifie « surface », « face » avec pour synonyme le mot mất qui signifie aussi « visage »

    Chẩn = « vérité » mais aussi « analyse », « diagnostic » mais là, c’est une déclinaison du mot complet « chẩn đoán ».

    Điều Khiển = Contrôler, Diriger, Mener

    Liệu Pháp = Thérapie

     

    On pourrait donc extrapoler la traduction suivante : « Mener une thérapie par la réflexologie ».

    Le Pr Bùi Quôc Châu avait cherché également d’autres terminologies plus « internationales » comme : thérapie cybernétique, facytherapy ou encore multiréflexology. C’est ce dernier terme qu’il a privilégié avec le terme « Dien Chan ». Personnellement, j’aime bien le terme de « Réflexologie Intégrale » pour définir la réflexologie Dien Chan.

     

    Mais avant d’aborder concrètement la technique de la réflexologie intégrale Dien Chan, nous allons poser quelques points de repères.

    Comme vous le savez maintenant, cette technique réflexe repose sur la double notion de santé, les points de vues asiatiques et occidentaux.

    Ces 2 points de vues me paraissent parfaitement complémentaires. En effet, on peut dire que la médecine occidentale repose sur les principes de fonctionnement du corps avec la mesure, le dosage de la formule sanguine, la densité osseuse, les carences ou les excès provoquant des troubles de la polarisation, du système hormonal ou digestif etc. Un parasite extérieur viendra ébranler le fragile équilibre de l’organisme. Si vous m’autorisez la métaphore, c’est un peu comme la souris dans la forêt qui vient hûmer l’herbe, la terre pour évaluer ses possibilités de fertilisation, analyser les défauts et les problèmes possibles. Bref, on est dans le domaine du détail, de la mesure précise d’un échantillon.

    Le point de vue de la santé asiatique repose sur des principes d’observation. Les raisonnements qui sont tenus se font grâce à la logique de fonctionnement des phénomènes naturels : le vent assèche l’humidité, la chaleur combat le froid… Pour reprendre la métaphore, c’est un peu comme l’aigle qui survole la forêt et qui, d’un seul coup d’œil, voit les endroits clairsemés ou en trop grande densité.

    La souris voit des choses que l’aigle ne voit pas et inversement.

    Le point commun de ces 2 points de vues c’est que nous faisons partie d’un tout indissociable et que notre objectif unique est de préserver l’équilibre (l’homéostasie) de l’organisme.

     

    Les facteurs environnementaux vont donc influencer notre équilibre.

    Par facteurs environnementaux, on prendra en considération l’ensemble des éléments qui conditionnent notre vie : le climat, la nourriture, les émotions (nos réactions face aux stress de la vie courante), notre comportement habituel, nos habitudes de vie, notre lieu de vie… Tout cela interragi avec notre équilibre vital. Nous devons donc en tenir compte.

     

    Puisque notre objectif est de rester en équilibre, c'est donc que nous avons tendance à nous déséquilibrer. Donc, nous sommes en perpétuelle évolution, en perpétuel mouvement. Eh bien c'est justement là le fondement de toute cette histoire.